"Le vent souffle sur tes paupières, amie
Entravant mon passage mélodieusement interdit
Mais j'y marche, marche à l'air de la vie
Et je respire, respire ta douce folie.
L'existence du vivant bouleverse au naturel
Les mousselines tissées d'une mendiante aquarelle
Remaniez le temps, déchirez la calomnie,
Mais que deviendrons nous, sans cette source inouïe.
Le vent souffle sur tes paupières, amie
Entravant mon passage mélodieusement interdit
Mais j'y marche, marche à l'air de la vie
Et je respire, respire ta douce lubie.
Silencieuses étreintes de l'amère populace
Le sang jaillit de leur c½ur mais quelle fourberie !
N'est il pas tolérable que cette acre étourderie
Puisse toucher une âme, de surcroît salace.
Le vent souffle sur tes paupières, amie
Entravant mon passage mélodieusement interdit
Mais j'y marche, marche à l'air de la vie
Et je respire, respire ta douce magie.
Les sentiments du poète ruinent l'équilibre
De ce fichu monde, de dantesques vieilleries
J'ose comparer l'homme, bouillonnez mes aigries
Mais tant que l'amour m'aime, je combattrai libre.
Le vent souffle sur tes paupières, amie
Entravant mon passage mélodieusement interdit
Mais j'y marche, marche à l'air de la vie
Et je respire, respire ta douce frénésie."
[[
Quais de Seine]