« Je contemple mon verre, agonisant de douceurs nocturnes. L'horloge tourne, d'un bruit régulier et sombre. Ma conquête s'impatiente de ma détresse intime.
Le contexte est installé, doucereux, dérangeant, gorgé de milles pêchés.
L'alcool, ironie du sort coule a flot. Mes sens palpitent de mal-être. Je suis bas et vert d'angoisse.
Enfin je me décide, j'attaque ma proie, je l'immortalise de tout mon être. Je suis devenu vorace de passion, je la presse fort contre mon corps décharné.
L'heure approche, vite !
Buvons et consommons cette tendresse éphémère. Crie, hurle, tremble ! Mais abstiens toi de me supplier d'arrêter. Je n'ai plus le temps, de penser. Je dois exorciser le plaisir qui brûle en toi. Je ne suis qu'un vaurien dévergondé ! Oh, pardonne moi mes torts. Je ne contrôle plus que mon désir. Quelle fourberie mon ange. Mais aimons nous jusqu'à l'aube.
Les verres sont vides à présent. Le silence valse, finalement ponctué par le bruit régulier mais devenut significatif de l'horloge. L'heure est arrivée. Adieu ».
[...]